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Louis-Clément
1804 - 1883

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Né en 1804, Louis-Clément Breguet a dix-neuf ans lorsque meurt son grand-père, Abraham-Louis. Il vient de terminer son apprentissage à Versailles chez Perrelet, habile horloger et maître sévère. Il travaille maintenant à l’atelier familial suivant un horaire rigoureux fixé par son père qui veut lui faire rattraper ses années buissonnières en Suisse (imposées par Antoine-Louis adepte inconditionnel des principes éducatifs de l’Emile de Jean-Jacques Rousseau).

Appréciant la maturité et les qualités intellectuelles du jeune homme, le célèbre astronome et physicien, François Arago, ami de la famille, va lui permettre de suivre les cours de l’école Polytechnique pour compléter sa culture scientifique. De là naîtra entre eux une relation privilégiée qui s’avèrera déterminante pour la suite de la carrière de Louis-Clément.

Tout en poursuivant les activités horlogères, en particulier pour la marine, Louis-Clément va diversifier l’entreprise vers la recherche sur l’électricité et l’instrumentation scientifique.
En 1833, Antoine-Louis se retire définitivement dans sa propriété du Buisson et transmet la Maison à son fils qui vient d’épouser une cousine issue de germain, Caroline Lassieur.

Peu à peu, Louis-Clément va laisser les activités horlogères à son chef d’atelier pour se consacrer aux applications de l’électricité. En 1841, il publie un mémoire sur l’induction qui rapporte ses expériences réalisées avec Masson. Ce travail va servir à Rhumkorff pour fabriquer sa
fameuse bobine.

En 1843, Arago demande à Louis-Clément de concevoir un appareil qui lui permette de mesurer la vitesse de la lumière ; ceci exige de faire tourner sur eux-mêmes trois petits miroirs à la vitesse de 2.000 tours/seconde, exploit obtenu en usinant avec une extrême précision des engrenages hélicoïdaux sur un outillage de sa conception. Dès lors, la réputation de Louis-Clément en matière d’instrumentation de haute précision devient telle que physiciens, astronomes et inventeurs font appel à son inventivité pour concevoir les appareillages dont ils ont besoin pour leurs expériences.

C’est à cette époque que, sur les instigations d’Alphonse Foy, directeur général des télégraphes, Breguet invente un appareil électrique qui reproduit les
signaux Chappe ; tout naturellement, il est chargé de diriger les travaux d’installation de la première ligne télégraphique de Paris à Rouen (1845). Puis, c’est le développement du télégraphe à cadran qui équipera la majorité des chemins de fer européens et l’invention du « pare-foudre » ou fusible pour protéger ses installations.

Mais Louis-Clément n’oublie pas qu’il est horloger, et conçoit une première
pendule électrique expérimentale ; en 1856, il crée pour Lyon un système qui faisait marcher 72 cadrans par un courant inversé à chaque minute.

Louis-Clément Breguet obtint les plus hautes récompenses à toutes les expositions du monde, fut nommé membre du bureau des Longitudes (1852) et fut élu à l’Académie des Sciences en 1874.